|
Peuples
Aranos
Azuréans
Brekhens
Brûmes
Cavaliers
Cëldwÿlls
Daïkhans
Desthiir
Duarns
Dweörns
Gheists
Kaër
Rhaegheds
Shalihsarrans
Slyths
Valkyries
Wolfars
Zaerthians
Retour
|
|
|
Cynnsthiir, Veilleurs des Bois
Au delà des âges et des héros de Kaor, un peuple mystique, presque sauvage, sommeille dans les hautes terres boisées.
Fier, ce peuple redouté s'est enfermé au fond des plus étendues forêts de Kaor. Peuplade perdue au milieu de la forêt on les dirait associaux, mais n'est-ce pas une vérité? Ils ne se mêlent quasiment jamais aux autres peuples sauf ceux dont l'ame va à l'aventure. Souvent confondus avec les Faës qu'ils cotoient ou affrontent sous les dais épais des bois, ils sont une énigme pour la plupart des autres peuples.
Leur apparence est proche de celle des autres peuplades humaines, bien qu'ils soient souvent plus longilignes, moins rablés, de par leur ossature légérement plus fine. Leurs traits sont souvent plus fins que ceux des humains, ce qui leur donne dans les légendes une beauté que l'on qualifie d'éthérale, mais rares sont réellement les spécimens du peuple cynnsthiir à pouvoir recevoir ce qualificatif . Les reconnaître est assez aisé car ils possèdent un corps élancé et des oreilles dont le cartilage forme une pointe légère mais reconnaissable. Leur chevelure est épaisse et souvent longue passant du noir charbon au blanc neigeux, et ils ne les coupent jamais, la longueur de leur cheveux étant une image du rang social. Leur pilosité faciale est faible, se limitant à ce qu'un homme qualifierait de duvet, voire de "barbe de trois jours" pour les plus anciens. Leurs doigts sont d'une finesse rare, créé pour les instruments de musique, un don qui leur permet d'user du Songe d'une façon plutôt insolite. Quand à la couleur de leur regard, elle est aussi différenciée que celle des humains. Un cynnsthiir qui cache ses oreilles peut se faire passer pour un duarn ou un membre d'une autre éthnie et ainsi se cacher dans une ville sans aucun problème, bien que peut s'abaisseraient à celà. Ils affectionnent les peintures corporelles et les tatouages, comme les peuplades primitives telles que Kaers ou Raegheds, les shamans considérant ces dessins rituels comme des protections autant que des hommages aux esprits.
Les Cynnsthiirs, tous comme leurs frères ennemis Desthiir, sont une peuplade à part. Ils descendent comme les autres peuplades des Premiers Hommes mais ils ne voulurent pas croire aux Dieux quand ils comprirent ce que les Songeurs avaient créés. Les cynnsthiirs respectent les esprits, croient en la toute puissance du Chant des Songes uniquement. Pour ce peuple caché, toute chose a une Essence, et cette Essence appartient au Chant des Songes. Ils refusent la prétendue souveraineté des Dieux sur la création. C'est ce qui les éloigne des autres peuples, et a causé tant d'affrontements au cours des âges passés.
Au contraire des autres races, les cynnsthiirs ne sont pas dirigés par une seule et même personne mais par un groupe de Sept sages, septs shamans auxquels les chefs des différentes communautés (ou tribues) doivent obéissance. Ils sont dénommés les Saimmans. Ces sept cynnsthiirs possèdent une sagesse bien plus élevée que les cynnsthiirs du Commun et siégent au plus profond de Tyr-Atael. Ce sont eux qui parlementent avec les autres peuplades et leur connaissance de l'Art est très respectée.
La plupart ont plus de 500 ans et c'est à la mort d'un des sept qu'il se voit remplacer. Ceci ne se produit que peu de fois par millénaires car les cynnsthiirs sont une race qui vieillit lentement, ceci étant prétendument du à leur proximité avec le Chant des Songes. Maladies et poisons naturels peinent à trouver prise sur ce peuple qui tente de vivre en harmonie avec son environnement. Les Saimmans sont des dirigeants mais sont aussi des protecteurs, les protecteurs du Saimmadach. Celui-ci est un plus qu'un cynnsthiir (L’on pense), qui n'a jamais été vu, mais pourtant présent. Ici et ailleurs, partout à la fois, son essence est présente chez chacun des cynnsthiirs comme leur propre étincelle de vie. Plusieurs contes traditionnels nous disent que le Saimmadach n'est autre qu'un immense chêne qui est présent depuis la création de l'Ecrin, d'autres contes parlent d'une Femme cynnsthiir, tellement belle que ceux qui poseraient des yeux sur elle se verrait aussitôt éblouit et charmé ou immobilisé pour la vie.
Tellement d'histoire qui n'ont pas de réel point d'ancrage, même le cercle protecteur ne connaît pas l'apparence de cet être mythique qui a été presque déifié chez les cynnsthiirs, ironie du paradoxe...
Le cercle des sept est protecteur, dirigeant mais aussi ritualiste. A l'âge adulte une grande fête est donnée toujours individuelle, car chaque cynnsthiir est différent et mérite d'être traité en être à part. Au moment où les Lunes sont hautes dans un ciel dénué de tout nuage, des chants et des danses embrasent l'air des bosquets sacrés, tous les cynnsthiirs étants conviés à cette débauche d'art sauvage. Le cynnsthiir qui passe à l'âge adulte reste enfermé pendant 2 jours entiers, purifiant son corps, il ne mange que des racines poussants au bosquet, ne boit que de l'eau puisée en un puit sacré, dénommé Puit Lunaire et il lui est interdit de sortir de la salle de Purification, hutte aux murs couverts de feuilles, n'étant fait qu'avec des matériaux présents non loin et surtout non travaillés. Nu, il reste ainsi à méditer des heures et des heures sans s'arrêter, puis quand les lunes se lèvent, le plus proche parent du Nouvel Adulte vient le chercher en robe de feuillages.
Ils se dirigent tous deux au centre du Cercle de Pierre du Bosquet sacré. Là, sept pierres s'élèvent vers le ciel et devant chacune d'elle se trouve un Saimman en robe de lin blanc, immobile. Le nouvel Adulte s'approche alors de l'autel de feuilles et de racines entrelacées pour s'y tenir debout. Les autres cynnsthiirs commencent leur chant en allumant des grandes torches enflammées, signe de puissance, et commencent à danser autour de l'autel. Les danseurs sont maculés de sèves, de feuilles et de fleurs. Pendant les chants et les danses dans cet atmosphère étrange, chacun des Saimmans s'approche du cynnsthiir à bénir, usant de leur instrument pour tisser différentes puissances autour du Nouvel Adulte.
Son corps ainsi purifié, les Saimmans reprennent leur immobilité et le Nouvel Adulte se voit recouvrir d'un long manteau et offrir un objet, selon le domaine dans lequel il excèle, un instrument, une épée, une tablette d'ogham. Les danses et chants durent ensuite toute la nuit, le repas ne venant que de la terre nourricière et des forêts où s'agglutinent gibier et plantes de toutes sortes. Ainsi, le cynnsthiir est considéré comme un Adulte et libre à lui de partir ou de vivre dans son Bosquet.
Les cynnsthiirs sont peut être associaux vis à vis des autres races de Kaor mais entre eux, ils sont soudés à jamais. Elevés dans le respect de la famille et des anciens, les cynnsthiirs s'entraident toujours même si leur vie est en jeu. Ils vivent dans une entente conviviale car la plupart du temps un regroupement de cynnsthiir dans une bosquet est en fait une unique famille. Toutefois, les insultes se lavent dans le sang, et il n'est pas rare que les cynnsthiirs invoquent ce droit pour répondre d'un de leurs rivaux.
L'habitat des cynnsthiirs est assez insolite, non pas comme des peuples des forêts ou d'autres peuplades humaines, ils ne construisent pas de cabanes en bois et en feuillages et encore moins de mur en pierre. Non, là où vivent les peuples cynnsthiirs est souvent un endroit vieux de plusieurs siècles et là se trouvent des arbres au tronc énorme. Les cynnsthiirs préfèrent user de l'Art, du Chant et de la Danse pour ainsi tailler dans le tronc lui même des habitats, des rideaux de feuilles couvrant ensuite les ouvertures. Etrangement les arbres ne meurent pas après avoir été éventré bien au contraire, ils continuent de vivre et de grandir, ses racines servant de sièges de tables après avoir été façonnées à la convenance de l'habitant. Une seule pièce et cela est bien assez pour ce peuple proche de la nature. Si jamais un autre qu'un Cynnsthiir se retrouve dans un Bosquet Sacré il ne se rendra même pas compte qu'il est habité, il ne verra que de nombreux arbres immenses dont le tronc est entouré de lianes et de rideaux de feuilles dans le plus grand naturel. S'il lève les arbres par contre, il aura encore du mal à reconnaitre les passerelles et les plateformes qui forment les villages cynnsthiirs.
Pour se déplacer, les cynnsthiirs utilisent parfois des sylvars dressés, ces grandes raies aux pouvoirs étonnants, dociles, et vivants dans les hautes frondaisons des plus épaisses forêts.
Ce peuple a souffert après le Cataclysme, beaucoup sont morts, d'autres agonisent encore par leur Essence. L'on pense souvent que si le peuple cynnsthiir s'est réfugié loin des autres, c'est qu'ils leur en veulent d'avoir créé un si grand déchaînement. Ils pensent sûrement qu'en restant en dehors des affaires de Kaor ils se protégeront d'une prochaine catastrophe...
Confectionnant leurs vêtements à partir de peau tannée ou de végétaux, leurs armures sont de bois laqué ou d'os, leurs armes d'os ou de pointes de cristaux. Les cynnsthiirs se refusent à frapper le métal, préférant tailler le bois ou l'os afin d'obtenir des objets tout aussi résistants que s'ils étaient faits de fer. Celà vient principalement du fait que cette ressource leur est rendue difficile d'accès par leur manque de liens avec d'autres communautés. Toutefois, les grandes communautés cynnsthiirs qui commercent avec les autres peuplades humaines disposent de faibles quantités de fer ou de bronze avec lesquelles ils forgent des armes ou des plastrons très fins qui deviennent souvent des Nidhmiodàn servant aux protecteurs des habitats.
| |
|
News
- 11 Décembre 2007
Nouvelle adresse ! Nous recherchons tout article sur les jeux de rôles, ainsi que tout contact avec d'autres créateurs amateurs qui souhaiteraient que l'on parle de leurs projets.
|
|